Historique du club

LES PRESIDENTS DE LA SOCIETE DE TIR REMIREMONT

 

 

Dr C. Guyot, le 2 septembre 1876

Alfred Antuszewicz en 1896

Dr Edmond Argant, le 20 mai 1921

Yvan Baumann, le 22 octobre 1921

Ernest Baumann, le 29 décembre 1926

Henri Berlioz, le 16 janvier 1932

Henri Berlioz, le 16 avril. 1949

Alexandre Antuszewicz, le 7 avril 1961

Jean-Marie Roussel, le 15 février 1969

Premier comité :
Président : Dr C. Guyot
Vice-présidents : Messieurs Galland et Bache
Secrétaire : G. Guyot
Secrétaire adjoint : J. Mazurier
Trésorier : P. Bailly
Directeur du tir : E. André
Le 27 avril 1877, la société de tir acquit un terrain aux
Breuchottes sur la commune de Saint Nabord afin d’y édifier un
stand de tir réservé à ses membres.
Moyennant la somme de 1892 francs 75 centimes (soit
actuellement 5950€), le 15 mai de la même année, la SOCIETE
contractait un emprunt pour construire le STAND qui fut couvert
pour une somme de 5400 francs (l’équivalent aujourd’hui de
17000€) remboursable en dix ans au taux de 3 %.
La ville de Remiremont versa une subvention de 2000 francs
(soit 6300€ de nos jours) sous réserve qu’en cas de dissolution
cette somme lui reviendrait.
Les travaux s’élevèrent à 14982 francs 92 centimes
(représentant 47000€ aujourd’hui).
Une butte et un mur d’arrêt des balles à 300 mètres furent
construits en direction de Sainte Anne. Le champ de tir dut être
jalonné de nombreux créneaux et de pare-balles selon les règles de
sécurité. Le bâtiment fut construit en bois. Ces travaux
d’aménagement durèrent deux mois.
Le premier concours de tir à Remiremont eut lieu en juillet.
Au printemps 1880, le bâtiment de la société de tir de
Remiremont fut reconstruit avec des soubassements en pierre.

1369-1900

Le 3 avril 1369, le roi Charles V recommanda par décret les
jeux de l’arc et de l’arbalète, il les considérait propres à développer
la force et l’adresse.

En 1449, la première société de tir de Remiremont fut
créée sous le patronyme de : La confrérie de Saint Sébastien, saint
patron des archers.
Cette compagnie d’archers devint compagnie d’arbalétriers,
puis compagnie d’arquebusiers ou hacquebuttiers.
Les activités des arquebusiers de Remiremont furent, au cours
des siècles, guerrières, entrecoupées d’exercices, voire de battues au
loup, et de barrière sanitaire pour protéger la population de la
peste, ou d’entourer de surveillance les exécutions capitales.
Le duc de Lorraine Henri II octroya en 1612 une allocation
annuelle de 60 francs (l’équivalent de 190€ de nos jours) destinée à
récompenser les meilleurs tireurs mais oublia de longues années de
les verser et ne s’exécuta qu’après maintes requêtes.

Le 16 novembre 1739, une ordonnance de Stanislas mit fin à
toutes les compagnies de tir en Lorraine.
Aucune société ou compagnie de tir n’existera plus à
Remiremont pendant 137 années.
L’esprit de revanche, déclenché par la guerre de 1870-1871,
parmi les populations proches de la frontière généra une émulation
pour l’entraînement au tir.
La Société Civile de Tir et de Préparation Militaire de
Remiremont fut fondée le 2 septembre 1876.

Durant les années 1880, un certain Pierre de Coubertin
remporta sept fois le titre de champion de France au pistolet.
En 1885, le ministre de la Guerre approuva la mise en place
de l’instruction et le fonctionnement des Sociétés de Tir et de
Gymnastique sur tout le territoire de la République.
On distingue trois types de sociétés :
Sociétés de Tir ou Gymnastique : purement civiles,
placées sous le contrôle direct de l’autorité préfectorale.
Sociétés de Tir : composées uniquement d’hommes
appartenant à l’armée territoriale et instituées sous le contrôle de
l’autorité militaire.
Sociétés mixtes : celles-ci sont composées des deux
précédentes et relèvent à la fois des autorités militaires et
préfectorales
En août 1890, un kiosque placé sur la plate-forme en
avant du stand fut construit et inauguré.

A noter qu’en 1890, une autre Société de tir à vocation
militaire, sous l’impulsion du Commandant GOTTENEGRE,
« Société mixte de tir de l’arrondissement de Remiremont » ou « LA
LIGNE BLEUE », par autorisation préfectorale du 14 octobre 1890
et autorisation ministérielle du 25 novembre 1890, voyait le jour.

Le champ de tir militaire du Parmont fut mis à sa disposition,
elle y aménagea les abris de tir à 300 et 400 mètres ensevelis
maintenant sous le dépôt d’ordures.
1896, le baron Pierre de Coubertin, rénovateur des jeux
olympiques modernes imposa sans difficulté le tir sportif aux
premiers jeux olympiques d’Athènes.
Alfred Antuszewicz devint président de la société civile de
Remiremont.

1900-1946

1900, la société mixte créa la Fédération scolaire de tir de
l’arrondissement groupant les élèves des écoles primaires et du
collège.
La Société comprenait alors 2 802 membres.
Jusqu’en 1902, les armes utilisées étaient des fusils Gras
(modèle 1874). A partir de 1902, des fusils Lebel furent mis à
disposition.

Mise en sommeil de 1914 à 1919 des sociétés due à la guerre.
Le 20 mai 1921 l’Assemblée générale des 2 Sociétés (la Ligne Bleue
et la Société Civile) désignait les nouveaux membres du comité :
Président : Dr Edmond Argant
Président d’honneur : Alfred Antuszewicz
Vice-présidents : Dr Dollander et Yvan Baumann
Directeur des tirs : Georges David
Trésorier : Henri Berlioz
Secrétaire : Monsieur Chauffour
Le 22 octobre, Yvan Baumann devint président de la société de
tir de Remiremont lui succédèrent : le 29 décembre 1926 Ernest
Baumann, le 16 janvier 1932, Henri Berlioz

1946-1970

La guerre terminée, le stand de tir était très gravement
endommagé. Lors de la libération de Remiremont de nombreux
membres disparurent.
Un noyau de volontaires effectua les travaux les plus urgents
afin d’éviter de nouveaux dégâts et vols.
Le 26 février 1949, une réunion fut organisée pour préparer la
première assemblée générale de l’après guerre. Celle-ci eut lieu le 16
avril.
Le comité chargé de la reconstruction fut par conséquent élu :
Président : Henri Berlioz
Vice-président : Jean Ries
Secrétaire : Docteur Schwarz
Trésorier : Marcel Gravier
Directeur des tirs : Paul Pierre

Membres : Mrs Jean ALTHOFFER,
Pierre et Jean CLAUDEL,
Marcel et André THOUVENOT.

Le 7 avril 1961, Alexandre Antuszewicz succéda à la
présidence de la Société de Tir.

1966, le comité directeur émit l’idée de procéder à une étude
de refonte du stand avec un logement de gardien. En raison du
manque de moyens financiers, l’idée du logement du gardien fut
abandonnée.

1968, un échange de terrains avec la commune de Saint-
Nabord permit de desservir la zone du 275 mètres, vendue pour

financer en partie l’opération.

1969, les arrêtés de subventions du service
départemental de la jeunesse et des sports ainsi que le permis de
construire sont obtenus. Année où Jean-Marie ROUSSEL accéde à
la Présidence de la société de tir pour ne plus la quitter.

Les tirs à l’arme de guerre disparurent, faute de moyens et
d’aide de l’armée. Ce qui entraîna la suppression de la préparation
militaire.

Alternant les efforts sur l’équipement du stand par un travail
bénévole constant des tireurs et de l’encadrement mené par son
Président Jean-Marie Roussel, et les activités sportives, se
succèdent de 1969 à 1985 les modifications suivantes :
électrification des ramènes cibles à 50 mètres,
aménagement de la cafétéria nécessaire lors des
compétitions,
construction du pas de tir à 25 mètres et automatisation
des cibles,
réalisation d’un ensemble sanitaire et du chauffage en
sous-sol

1970-1990

1970, une entreprise exécute le gros œuvre des travaux.
Durant cette période de transition, les adhérents s’entraînent
dans le gymnase situé rue Paul Doumer.
L’entraînement au gymnase

1971 : achèvement du gros œuvre.
Dès 1972, les plus courageux effectuent les travaux
d’aménagement et d’équipement avec les moyens financiers encore
disponibles. Le temps consacré par ces bénévoles dépasse les deux
mille heures.
1973, le stand se trouve équipé de :
2 pièces à usage de bureau,
17 cibles à 10 mètres en plein air,
7 cibles à 10 mètres en sous-sol chauffé sommairement
11 cibles à 50 mètres en cours d’installation à rameneurs
manuels,
1 espace pouvant recevoir 15 à 20 cibles à 25 mètres,
En outre, le stand des Breuchottes se voit doté du
raccordement électrique et d’un minimum d’éclairage.
Le 6-12-13 mai, le renouveau se concrétise par les
championnats des Vosges, organisés à Remiremont pour la

première fois depuis 36 ans.
Le stand de Remiremont était alors le plus moderne de

Lorraine.
L’entraînement au 10 mètres.

1974, des difficultés financières mettent en péril l’existence
de la société romarimontaine.

1976: L’école de tir comptait une trentaine de jeunes tireurs.
Le centenaire de la société de tir de Remiremont est marqué par :
un effort plus vigoureux encore concernant l’aménagement
du stand,
l’organisation d’un challenge au pistolet auquel participent
les meilleurs Lorrains,
une manifestation au sein de la société le 4 septembre.
une journée portes ouverte le 5 septembre
l’édition d’une plaquette sur le tir sportif à Remiremont

Le centenaire en septembre 1876

1977 couverture du pas de tir à 25 mètres et réfection du pas
de tir à 10 mètres avec amélioration de l’éclairage,
1978 les problèmes financiers de la société sont résolus par
les collectivités locales (subventions de la ville de Remiremont et
du Conseil Général).
1986 les représentants des associations sportives se
réunissent pour mettre en place les Contrats Bleus qui deviendront
en 1988 les C.A.T.E (Contrats d’Aménagement du Temps de
l’Enfant). Leurs vocations étaient de faire découvrir aux classes de
primaire (CE2, CM1, CM2) le tir sportif.
Cette discipline exige de nombreuses qualités telles la
concentration, la persévérance, la maîtrise, l’équilibre physique et
intellectuel.
Par leur grande disponibilité et malgré les difficultés de
moyens et d’encadrement, Jean-Marie et Colette Roussel
assumeront la découverte de notre sport.

1989 couverture des 17 cibles du 10 mètres et installation du
chauffage.

1990-Aujourd'hui

En août 1992, la grêle ravage la toiture du stand de tir.
Le toit du 50 mètres endommagé par la grêle

A partir de 1995, la salle de tir 10 mètres devient
opérationnelle. Depuis, l’école de tir connaît une hausse importante

des effectifs et des résultats grâce au dévouement constant de Jean-
Marie et Colette Roussel.

En 1997, malgré les difficultés de trésorerie un sérieux effort
de renouvellement de l’armement est effectué pour équiper en
particulier les jeunes tireurs.
Fin 1998 : aménagement d’un local à usage d’armurerie dans
le stand.
1999 électrification des 5 cibles à 10 mètres.

La société compte aujourd’hui environ 120
licenciés, dont la moitié de jeunes. Les études
concernant la délocalisation du stand sur le site des

Perrey sont en cours.